Sur le Terrain


Depuis la rupture de la digue, en 2008, le site du Grand Albert n'était plus entretenu. Les anciennes cabanes de pêcheurs laissées à l'abandon avaient été vandalisées, et en ruine, elles devenaient dangereuses pour les promeneurs et polluantes pour l'environnement.

 

Le chantier de leur démolition a été le point de départ pour le collectif d'une série de chantiers et de partenariats pour œuvrer à la remise en valeur du site.

Un groupe d'adhérents se retrouve très régulièrement, chaque mardi matin depuis mai 2017 pour des chantiers d'entretien et nettoyage du site. Ces "Chantiers du Mardi" sont, bien entendu, ouverts à tous les volontaires et se déroulent dans un esprit convivial.

 

2020


2ième "Nuit du Grand Albert" - 8 août 2020

Samedi 8 août, la nuit était claire et étoilée et le Collectif Grand Albert avait invité ses adhérents à sa 2ème Nuit du Grand Albert. Ce sont 16 personnes qui se sont retrouvées à 21 heures 30 sur la petite digue de l’étang et qui, guidées par Jean-Claude, l’un des leurs, ont appris à lire la carte du ciel.

 

Tandis que la lumière du jour déclinait progressivement, Jean-Claude partageait ses connaissances et brossait un historique de l’astronomie, depuis les Babyloniens jusqu'à à nos jours, évoquant ainsi d’illustres astronomes et physiciens tels Eratosthène qui détermina la circonférence de la Terre, Ptolémée dont la conception du monde plaçait la Terre au centre de l'univers, Copernic qui décrivit le système solaire héliocentrique, Galilée, Képler, Newton, Einstein, Stephen Hawking...

 

Rapidement, Jupiter s’allumait entourée de ses quatre lunes observées avec une lunette terrestre, ce que fit Galilée pour la première fois en 1610. Elles ont pour nom Europe, Ganimède, Io et Callisto. Une soixantaine de satellites plus petits gravitent autour de la géante gazeuse dont la force de gravitation agit sur notre planète et influence lentement et périodiquement nos climats, en modulant l'inclinaison de l'axe de rotation de la terre et la forme de son orbite autour du soleil.

 

La nuit tombant, La Grande Ourse et Cassiopée apparaissaient dans le ciel, de part et d’autre de l’Etoile Polaire : cette dernière est facilement repérée en reportant quatre fois le petit côté de la Grande Ourse ; elle indique le Nord car elle se situe dans le prolongement de l’axe de rotation de la Terre. Nous pouvons aussi observer Arcturus, en prolongeant, en arc de cercle, le "manche" de La Grande Ourse. Arcturus est une étoile de type géante rouge, en fin de vie.

 

C’était ensuite au Triangle d’Eté de se montrer, juste au dessus de nous, dans cette immensité silencieuse, rayée de temps en temps par une étoile filante : elles sont nombreuses en ce début du mois d’août, poussières laissées dans l'espace par une comète et s'embrasant dans l'atmosphère au passage estival de la Terre. On les nomme Perséïdes, car elles semblent venir de la constellation de Persée.

 

Au zénith, la plus brillante étoile du triangle est Véga, qui appartient à la constellation de La Lyre ; Deneb est dans la constellation du Cygne et Altaïr dans celle de l’Aigle. Ces trois étoiles prennent position et semblent se donner la main à des distances colossales. Dans le bras spiral où nous sommes placés dans notre voie lactée, le système solaire le plus proche est celui de l'étoile bien nommée Proxima située à 4,2 années lumière de nous et comportant plusieurs planètes parmi les 4000 exoplanètes détectées à ce jour. Les images que donnent les magazines sont des dessins d'artistes ! Notre système solaire est à 25000 années lumière du centre de la galaxie, occupé par un trou noir géant nommé Sagitarius.

 

Jean-Claude nous explique que tout ce que l’on voit appartient à La Voie Lactée, et que la lumière qui parvient des étoiles a été émise… souvent depuis plusieurs milliers d'années! Ainsi, l’observation du ciel ne peut nous donner que les images d’un passé plus ou moins lointain. Le présent du cosmos est inaccessible Un observateur situé à 900 années-lumières et équipé d'instruments très puissants pourraient peut-être voir les moines de Bonnevaux construisant la digue du Grand-Albert !

 

Mais une galaxie proche est visible à la jumelle: il s’agit d’Andromède, située loin derrière la constellation du même nom, entre Cassiopée et Pégase : cette dernière constellation formant un grand carré au sud-est de Cassiopée: une carte du ciel nous aide à la localiser.

 

Tour à tour, bien qu'il ne soit pas facile de la pointer du doigt, nous observons à la jumelle Andromède qui apparaît sous la forme d’un petit halo de milliards d’étoiles, étonnant périple virtuel offert généreusement à nos yeux éblouis, début du « voyage parmi les flots de galaxies » proposé dans un livre par l'atrophysicienne très locale Hélène Courtois. Bien que les galaxies s'éloignent en général toutes les unes des autres dans le grand mouvement d'expansion de l'univers, la voie lactée et Andromède, distantes « seulement » de 2,5 millions d'années-lumière, se rapprochent inexorablement par gravité. Elles s'interpénétreront et fusionneront dans 4 milliards d'années, dans un temps où la Terre ne sera plus habitable depuis longtemps, le soleil devenant une « géante rouge » annonçant sa fin.

 

La soirée se termine joyeusement en chantant collectivement « l'homme de Cro-Magnon » : Homo sapiens que nous sommes depuis quelques 300 000 ans, observant le scintillement mystérieux des étoiles dans le silence de la nuit, tout juste troublé par le cri nocturne d’une chouette hulotte.


Sortie "Reconnaissance des arbres en été" - 4 juillet 2020

L'association a repris ses activités samedi 4 juillet 2020 pour une 4ième sortie reconnaissance des arbres. La sortie "printemps" ayant été annulée suite à la crise sanitaire, c'est une sortie "été" qui a eu lieu.

©Collectif Grand Albert
©Collectif Grand Albert

 

Un groupe motivé de 10 personnes s'est retrouvé sur le chemin du Grand Albert, guidé par Nicole et Antoine. Cette fois-ci ce sont les feuilles, les bourgeons, parfois les fleurs ou encore les fruits qui nous ont permis d'identifier les arbres et les plantes sauvages du bord du chemin dans leur parure d'été. Accompagnés des chants du pinson et du pouillot véloce, nous sommes surpris des propriétés de certaines plantes que nous rencontrons fréquemment, comme le Sceau de Salomon, proche de la digitale par ses vertus cardiotoniques.

 

©Collectif Grand Albert
©Collectif Grand Albert

Sortie "Reconnaissance des arbres en hiver" - 11 janvier 2020

Dans le cadre des sorties "reconnaissance des arbres aux quatre saisons", la sortie "hiver" a réuni une quinzaine de personnes le samedi 11 janvier 2020.

 

Grâce à une fiche didactique réalisée en amont, nous avons pu apprendre à repérer les bourgeons et les indices permettant d'identifier les arbres à cette saison : aspect de l'écorce, reliquats de feuilles et de fruits de la saison précédente, présence ou non de chatons, etc.

 

 

Copyright Jean-Luc PAREL
Copyright Jean-Luc PAREL

C'est ainsi que nous avons identifié hêtres, charmes, châtaigniers, bouleaux, pins noirs, merisiers, divers saules, nerprun, bourdaine, etc.

 

La Cabiotte du Héron, observatoire de la faune sauvage du Collectif Grand Albert, nous a offert un abri apprécié pour nous réchauffer autour de boissons chaudes et de quelques friandises partagées lors d'un moment amical.

 

La Cabiotte du Héron est ouverte à tous pour des observations, en connexion avec la nature. Chacun est invité à consigner ses propres observations sur le classeur mis à disposition.

 

Rendez-vous le 18 avril 2020 pour la prochaine sortie : reconnaissance des arbres au printemps.

 

 

Les fiches didactiques sont disponibles ici :

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Reconnaissance d'espèces d'arbres en hiver - Planche 1
ReconnaissanceArbresHiver_Planche1.pdf
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Reconnaissance d'espèces d'arbres en hiver - Planche 2
ReconnaissanceArbresHiver_Planche2.pdf
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2019

Aménagement de l'observatoire de la faune, avec l'association le Pic Vert. Voir les photos ici.

 

Choix du nom et inauguration de l'observatoire (avril 2019)

Préalablement à l'assemblée générale du 6 avril, les adhérents avaient fait des propositions de noms. Un vote a eu lieu lors de l'assemblée ; l'observatoire a désormais un nom : La Cabiotte du Héron.

 

Le terme "Cabiotte" désigne une cabane en patois local. D'autre part, un couple de hérons pourprés est régulièrement observé sur le site.

 

Nous inaugurerons La Cabiotte du Héron le samedi 1er juin 2019 à 11 heures 30. Un pique-nique tiré des sacs suivra cette inauguration. Le Collectif offre les boissons… apportez votre gobelet ! Prévoyez des vêtements qui vous protègent des moustiques ! Un plan d'accès a été envoyé sur vos boites mail.

 


Aménagement de l'observatoire de la faune (janvier 2019)

Après le déplacement d'une ancienne cabane en juillet 2018, nous avons transformé et aménagé cette cabane d'observation avec efficacité et dans la bonne humeur, en janvier 2019, grâce au savoir faire du Pic Vert.

 

Quatre fenêtres munies de vitres qui permettent de ne pas être vus, de petits volets, et des rideaux intérieurs ont été confectionnés avec soin. Ces aménagements permettront de belles observations des oiseaux et autres espèces coutumières du site.

 

A l'intérieur de la cabane, un classeur vous permet de noter vos observations, afin de les partager. Un règlement d'utilisation sera prochainement affiché.

L'observatoire de la faune est fonctionnel ! ©Collectif Grand Albert
L'observatoire de la faune est fonctionnel ! ©Collectif Grand Albert

2018

Démontage des derniers pontons ; partenariat avec l'entreprise Eco-Saule'ution ; retour des génisses ; déplacement d'une cabane conservée pour l'observation de la faune ; pique-nique des adhérents ; coupe de la végétation du fond de l'étang ; remise en état du Petit Albert. Voir les photos ici.

 


Broyage du fond de l'étang

La végétation arbustive qui s'était développée en 10 ans, suite à la rupture de la digue à la place du plan d'eau sur le fond du Grand Albert, a été broyée par une entreprise spécialisée à l'automne 2018. Consultez la Feuille des Étangs n°4 pour plus de détails.


Pique nique avec les adhérents (août 2018)

Le 4 août 2018, les adhérents se sont retrouvés autour d'un pique nique partagé, au bord de la réserve de biodiversité (petite partie du Grand Albert encore en eau) devant l'observatoire récemment déplacé à cet endroit. A cette occasion, beaucoup d'échanges et de conversations ont eu lieu dans une ambiance détendue et festive. Jean-Claude Chenu a animé le groupe avec blagues et chansons et Jacques Bertholet, l'apiculteur, nous a fait goûter le miel de châtaigner récolté fin juin sur le site du Grand Albert.

©Collectif Grand Albert
©Collectif Grand Albert

Transfert d'une ancienne cabane au bord de la réserve de biodiversité (juillet 2018)

Le 18 juillet 2018, une dizaine de bénévoles se sont retrouvés pour installer notre future cabane d'observation au bord de la partie encore en eau du Grand Albert.

 

Cette pièce d'eau d'environ 2 hectares a été nommée "Réserve de Biodiversité" en raison de ses qualités écologiques en termes de flore et de faune.

 

Nous étions aidés pour ce chantier par des membres de l'association Le Pic Vert, qui a une grande expérience dans ce domaine. Merci à eux pour leur efficacité et leur fidélité pour nous aider à entretenir et animer le site.

 

La cabane été soulevée grâce à la fourche du tracteur d'Yvan, puis déplacée d'une centaine de mètres et reposée au sol sur un socle.

 

Elle sera aménagée ultérieurement pour permettre des observations naturalistes, ainsi que la prise de photos. Un registre permettra d'inscrire les observations réalisées et de les communiquer aux autres visiteurs.

 


Grand Chantier du 18 juillet 2018

Mercredi 18 juillet une dizaine de bénévoles se sont retrouvés pour installer notre future cabane d'observation au bord de la partie encore en eau du Grand Albert. Cette pièce d'eau d'environ 2 hectares a été nommée "Réserve de Biodiversité" en raison de ses qualités écologiques en terme de flore et de faune.

 

Nous étions aidés pour ce chantier par des membres de l'association Le Pic Vert,  qui a une grande expérience dans ce domaine.

Merci à eux pour leur efficacité et  leur fidélité pour nous aider à entretenir et animer le site.

 

La cabane été soulevée grâce à la fourche d'un tracteur, puis déplacée d'une centaine de mètres et reposée au sol sur un socle de moellons. Elle sera aménagée pour permettre des observations naturalistes, ainsi que la prise de photos. Un registre permettra d'inscrire les observations réalisées et de les communiquer aux autres visiteurs.

 

La cabane en place et le tracteur
La cabane en place et le tracteur

2017

État des lieux du site ; nettoyage des ruines de cabanes et pontons et évacuation des déchets ; débroussaillage des berges pour installer une clôture afin d'accueillir, sur le site, des génisses chargées d'entretenir les zones enherbées. Voir les photos ici.

 

©Collectif Grand Albert
©Collectif Grand Albert